Analyses stratégiques sur la souveraineté énergétique, le partage du risque et le financement des infrastructures en Afrique.
Note stratégique — Juin 2026
La souveraineté énergétique n'est pas affaire de mégawatts installés, mais de système : intégration des réseaux électriques nationaux, émergence d'acteurs locaux qui maîtrisent réellement leurs projets — pas seulement une participation minoritaire —, ancrage dans l'intégration économique régionale, et mobilisation d'un système financier sous-régional à la hauteur, au premier rang duquel la BDEAC. Cette note propose une feuille de route à dix ans pour les décideurs publics, les institutions financières et les acteurs privés de la zone CEMAC.
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Un PPP qui vend une infrastructure plutôt qu'un service transfère, sans le nommer, le risque de demande et de distribution vers l'État — puis, en cascade, vers le secteur privé local qui continue de payer son électricité au prix du groupe électrogène pendant que l'ouvrage promis fonctionne. Cette note documente ce mécanisme et pose les principes d'un partage du risque qui tient réellement ses promesses.
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Faire de la demande réelle un objet de due diligence plutôt qu'une projection macroéconomique. Traiter le risque de transport comme un risque de projet à part entière, que le réseau reste un monopole d'État ou s'ouvre à des mécanismes structurés — l'exemple sud-africain des Independent Transmission Projects. Traduire ces principes en clauses opposables. Et bâtir une capacité de structuration locale capable de challenger les modèles importés, aussi éprouvés soient-ils ailleurs. Quatre leviers concrets, illustrés par des cas réels du continent.
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L'Afrique a massivement investi dans la production électrique ; ses réseaux de transport et de distribution, eux, restent le parent pauvre de l'investissement énergétique — au point que, dans de nombreux pays, 25 à 30% de l'énergie injectée disparaît avant d'atteindre l'abonné. À partir du cas d'étude camerounais (Nachtigal, 420 MW), cette note explique pourquoi le T&D représente aujourd'hui l'opportunité d'investissement la plus significative du continent pour les capitaux africains, et ce qu'il faut mettre en place pour la saisir.
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